"Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. C’est bouleversant, il faut le dire... et le lire ! Un grand livre. Le Ghetto intérieur, comme une métaphore, une image qui veut parler à l’imagination. Mais c’est une réalité concrète, existentielle, que Santiago Amigorena cherche (et parvient) à peindre. Décrivant l’impuissance de son grand-père argentin alors que la Shoah frappa sa famille à Varsovie, Santiago Amigorena offre une méditation puissante sur l’exil. Prix de la Renaissance Française 2019 Depuis son premier livre, Santiago Amigorena inscrit le silence au cœur de son projet littéraire. Une question : que se passe-t-il dans cette Europe qu’ils ont fuie en bateau quelques années plus tôt ? Avec Le ghetto intérieur, l’auteur nous raconte l’histoire de son arrière-grand-mère, enfermée dans le ghetto de Varsovie, qui mourra déportée dans le camp de Treblinka. Or, Le Ghetto intérieur a ceci d’original qu’il fait le portrait d’un homme qui n’est pas sur le lieu même où les crimes sont commis. france   Le Ghetto intérieur: Date de parution : octobre 2019: Éditeur : P.O.L. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Ce qu’il aurait pu savoir, c’est ce qui se disait à l’époque des déportations de Juifs en Europe, mais les journaux n’y consacraient que des entrefilets; ce qu’il ne pouvait pas savoir, c’est ce dont les journaux ne parlaient pas du tout, ce qu’on n’appelait pas encore la Shoah ; ce qu’il savait, en revanche, c’est ce que sa mère lui écrivait du ghetto de Varsovie, où elle était restée avec son autre fils : la promiscuité, la terreur, la faim. Stéphane Ehles, Télérama, septembre 2019. Le Ghetto intérieur. Le ghetto intérieur - Le-Puy-En-Velay Bannière du site Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Car Vicente a certes proposé à sa mère de venir le rejoindre en Argentine, à plusieurs reprises même, mais il n’est pas allé lui-même la chercher. C'est-à-dire une densité six fois plus importante que celle de Paris intra-muros aujourd'hui. Le ghetto intérieur. Mais Vicente pense surtout à sa mère qui est restée en Pologne, à Varsovie. Vicente Rosenberg, juif polonais vendeur de meubles qui vit depuis douze ans à Buenos Aires, a presque oublié le yiddish. Parmi lesquels se trouvait sa propre mère. Commenter Ecrire un article « Il y a vingt-cinq ans, j’ai commencé à écrire un livre pour combattre le silence qui m’étouffe depuis que je suis né. Pourquoi je n'ai jamais été juif comme je le suis aujourd'hui - aujourd'hui où je ne suis plus que ça." Pour la famille de Vicente restée à Varsovie, plus de fuite possible. Les dictatures latino-américaines m’ont fait fuir avec mes parents l’Argentine puis l’Uruguay pour retourner en Europe » -, libère aujourd’hui son grand-père de ses voeux de silence et donne à entendre la voix, si désespérée et si digne, de son arrière-grand-mère. témoignage   » Ainsi commence le livre. Le ghetto intérieur… un titre percutant pour un roman qui l’est bien plus encore. Et il apprit, lorsqu’il était trop tard, qu’elle avait été déportée et gazée à Treblinka. Avec "Le Ghetto intérieur", le romancier Santiago H. Amigorena rejoint Primo Levi, Jorge Semprun ou Imre Kertész en apportant sa pierre à l'édifice littéraire qui œuvre pour la mémoire de toutes les victimes de la Shoah, et au-delà, de l'humanité. le mur que les Allemands venaient d'ériger pour isoler les Juifs à Varsovie avait délimité une zone d'à peine plus de trois kilomètres carrés où allaient vivre plus de quatre cent mille personnes. On la sent à la fois perdue mais aussi si combative, car il en faut du courage pour se relever d’une telle épreuve qu’est la perte d’un enfant. Il pensait en effet que, pour bien avancer, il ne faut pas trop se retourner. » Le roman va progresser au rythme tragique de l’existence de Vicente, dont la conscience peu à peu, date après date - l’industrialisation de la mort programmée des Juifs s’installant -, s’altère, est réduite au silence, à la déréliction, au désir de mort. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire. Plate et répétitive, la prose de Ghetto intérieur laisse froid, comme son personnage qui annonce ce qui lui arrive, en fait état, mais ne nous fait rien ressentir à sa suite. Le ghetto intérieur • Le mood : Un roman qui remonte aux origines du silence d’un homme ayant réchappé à la Shoah. Commandez les coups de coeur de nos libraires sur filigranes.be ! Elle lui écrit une dizaine de lettres auxquelles il ne répond pas toujours. Des rares lettres désespérées qui lui parviennent de sa mère, Vicente ne peut retenir que sa propre impuissance. Quarante pour cent de la population de la ville dans quatre pour cent de sa superficie. Vicente Rosenberg est l’un d’entre eux, il a épousé Rosita en Argentine. Le Ghetto intérieur est un livre superbe et immensément troublant, où les silences sont au centre, comme la culpabilité. Heureusement la rue Sienna est restée... Buenos-Aires, 1940. Il allait éprouver une double haine de lui-même que jamais le fait de se sentir juif n'allait soulager. Plus. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Son petit-fils lui rend la voix dans ce livre aux accents de kaddish. Douze années passent. Parce que l'horreur nazie n'a pas de mots. Une vie, surtout, rongée par la culpabilité. Le Ghetto intérieur Lu par Éric Caravaca. Achat Le Ghetto Intérieur à prix bas sur Rakuten. Babelio vous suggère, Autres livres de Santiago H. Amigorena (8), Prix des libraires de Nancy et des journalistes du Point - 2019, Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique, Lire la critique sur le site : Culturebox, Lire la critique sur le site : Actualitte, « Ce recueil de poèmes parle à tous, à tous les instants de vie. Collection … Un récit qui dit tout le poids, toute la honte, tout l’indicible de ce qui était en train de se passer à Varsovie, dans les ghettos et partout dans le monde. Amigorena, Santiago Horacio. De loin en loin, une lettre de sa mère, qui a refusé de quitter Varsovie, lui parvient. Santiago H. Amigorena raconte le « ghetto intérieur » de l’exil. À la fin du livre, le 17 juin 1945, Rosita donne naissance à une petite fille, que Vicente veut nommer Victoire. Une vie brisée par l’horreur qui régnait alors dans l’Europe sous le joug nazi, distillée à travers des dates historiques (la conférence de Wannsee, qui planifie et organise la «solution finale», l’armistice de juin 1940) mises en parallèle avec les événements quotidiens de la famille (vacances à la mer, résultats scolaires) et les lettres venues de Varsovie. Beaucoup trop long pour le sujet (décider de se taire), ce roman terne est de plus conventionnel et dans l'air du temps : l'exil, la haine de soi, l'inaction. Chaque livre s’insère dans ce projet. Lorsque apparaît, dans l’œuvre d’un écrivain, le livre qui remet en perspective tous les précédents, c’est un bonheur rare et précieux. Quatre cent mille personnes dans quelques pâtés de maisons. Au premier abord, on pourrait entendre ce titre. exil   « Une enfance laconique » (1998), « Une jeunesse aphone » (2000), « Une adolescence taciturne » (2002)... On voit l’idée ! roman   Un récit qui dit tout le poids, toute la honte, tout l’indicible de ce qui était en train de se passer à Varsovie, dans les ghettos et partout dans le monde. Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique LeMonde 07 octobre 2019 Comment: couverture souple, format moyen , bon état. Dans l’une d’elles, il peut lire : « Tu as peut-être entendu parler du grand mur que les Allemands ont construit. Elle lui écrit une dizaine de lettres auxquelles il ne répond pas toujours. nazisme   À Buenos Aires, il retrouve des amis, des compatriotes et se fait désormais appeler Vicente. par Anne Audigier publié le 6 mai 2020 à 14h54. littérature sud-américaine   Voir la biographie et la bibliographie de Santiago H. Amigorena, Allemagne : Aufbau | Brésil : Todavia | Chine : Haitian Publishing House | Espagne (castillan) : Edicions 62 | Espagnol (catalan) : Literatura Random House | Grèce : Gutenberg | Israël : Kinneret Zmora | Italie : Neri Pozza | Japon : Kawade Shobo Shinsha | Lituanie : Alma Littera | Pays-Bas : De Arbeiderspers | Roumanie : Litera. Mots. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Le roman de Santiago H. Amigorena est remarquable en ce qu'il explore avec pudeur une autre forme de violence engendrée par la guerre et la Shoah - celle exercée sur les survivants - et qu'il redonne la parole à un homme qui en avait été privé, victime lointaine mais ô combien réelle. Contient 1 CD audio au format mp3. Les dates sont importantes, et l’auteur, à chaque tournant de son livre, les indique avec précision.Pour la famille de Vicente restée à Varsovie, plus de fuite possible. Vicente et Rosita étaient les grands-parents de … Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Vicente et Rosita étaient les grands-parents de … Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Ce silence pesant, térébrant, tombal, dont il a hérité, Santiago Amigorena a enfin décidé de le briser. Plus de langues. Ni pour la musique, ni pour le piano, ni pour la chaise, ni pour la table. récits   La vie mélancolique d’un homme qui s’invente une vie à l’étranger, tout en devinant puis comprenant la destruction de sa famille en cours, et de millions de personnes. Fini la première personne du singulier ! Une densité trois fois plus importante que celle de Dacca, la ville la plus dense du monde. Les Allemands ont envahi la Pologne puis, très vite, ont érigé un mur « pour isoler les Juifs à Varsovie(...) Quatre cent mille personnes dans quelques pâtés de maisons. Vicente Rosenberg a quitté Varsovie en avril 1928, « comme on partait à l’époque, en pensant qu’il ferait fortune à l’étranger et qu’il reviendrait, qu’il reviendrait et qu’il reverrait sa mère, sa soeur, son frère... » Il se retrouve à Buenos-Aires. Des amis juifs, exilés, se retrouvent au café. Comme tous les Juifs, Vicente avait pensé qu'il était beaucoup de choses jusqu'à ce que les nazis lui démontrent que ce qui le définissait était une seule chose : être juif. Il a rencontré Rosita Szapire cinq … L’histoire du livre débute en 1940, à Buenos Aires autour d’une table d’un café qui voit deux juifs s’interroger sur ce qui se passe dans l’Europe qu’ils ont fuie il y a quelques années. Tout le monde préférait ne pas parler de cette horreur pour une raison élémentaire et intemporelle : parce que l’horreur crue de certains faits permet toujours, dans un premier temps, de les ignorer. Dans « le Ghetto intérieur », sélectionné à la fois pour le Goncourt et le Renaudot, l’auteur de « la Première défaite » raconte comment son grand-père Vicente Rosenberg, exilé en Argentine, a vécu à distance la destruction des juifs. littérature française   Mais elle se voit bientôt distraite de ses projets par sa mystérieuse voisine, Lucy Brite, dont les propos aussi confus qu’inquiétants lui parviennent à travers la mince cloison de leur immeuble décrépi. Vicente Rosenberg est l’un d’entre eux, il a épousé Rosita en Argentine. histoires de famille   Et, plus tard, les petits-en fants, puisqu’il motivera toute l’entreprise littéraire de Santiago Amigorena, dont chacun des livres, depuis plus de vingt ans, a été écrit « pour combattre le silence qui m’étouffe depuis que je suis né». Plus de noms pour rien. » Un mutisme dont l’auteur montre bien dans quel désarroi il laisse les amis, l’épouse et les enfants. - 15 citations - Référence citations - Citations Le Ghetto intérieur (2019) Sélection de 15 citations et proverbes sur le thème Le Ghetto intérieur (2019) Découvrez un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase Le Ghetto intérieur (2019) issus de livres, discours ou entretiens. Prix Choix Goncourt de la Roumanie shoah   Ils auront trois enfants. Achetez en ligne ou faites vous livrer dans votre magasin proche de chez vous pour votre Livres, BD, Ebo Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Le reste de son existence sera annihilé par cet inextricable dilemme, et par l’impossibilité absolue de l’accepter. « Ce roman raconte l’histoire de ce silence - qui est devenu le mien », écrit l’auteur. L’irréversibilité du silence, n’estce pas déjà ce qu’exprimait le philosophe Adorno, en estimant qu’écrire un poème après Auschwitz était «barbare»? Son regard et son sourire débordaient d’une douceur agreste, boueuse, humide comme une terre généreuse. Collection Écoutez lire, Gallimard Parution : 13-02-2020 «Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Mais Vicente pense surtout à sa mère qui est restée en Pologne, à Varsovie. Mais, à partir de 1940, alors que les bateaux déversaient dans les ports d’Amérique latine des réfugiés fuyant l’Europe et autant de sombres rumeurs, il avait été rattrapé par ce qu’il croyait pouvoir ignorer : l’édification du nazisme et la destruction des juifs. À partir de ce moment, un processus s’enclenche. Le Ghetto intérieur. Douze années passent. », « J’ai de suite été charmée par ces personnages et ces histoires. À l’heure où les étals des librairies sont occupés, comme chaque fin d’été, par une majorité de livres impersonnels dans l’écriture, détimbrés ou sans tonalité particulière, voilà un roman avec voix et modulation, un roman chuchoté, un roman dérangeant aux pages troublantes. L’écrivain, avec une admirable sobriété et avec justesse, décrit l’enfermement progressif de son personnage dans le pire. Deux seulement, et celui qui nous occupe, portent la mention « roman ». Prix Choix Goncourt de la BelgiquePrix Choix Goncourt de l’Italie. Plus de mots. » Ce sera le ghetto de Varsovie. Dans « le Ghetto intérieur », sélectionné à la fois pour le Goncourt et le Renaudot, l’auteur de « la Première défaite » raconte comment son grand-père Vicente Rosenberg, exilé en Argentine, a vécu à distance la destruction des juifs. Puissant et déchirant, "Le ghetto intérieur", son 10e livre, publié comme les neuf précédents chez P.O.L, participe de cette entreprise en racontant l'histoire de son grand-père, Vicente Rosenberg, juif polonais émigré en Argentine en 1928 avec l'espoir de tirer un trait sur l'antisémitisme gangrénant une partie de la société polonaise. « Un livre sur l’exil intérieur et l’horreur. C'est sans doute une des caractéristiques les plus singulières de l'être humain : de même que le corps lorsqu'on lui inflige trop de souffrance ou lorsqu'il est trop affaibli s'éteint momentanément par l'évanouissement pour pouvoir, comme une simple machine, se rallumer et repartir, l'esprit aussi, lorsque la douleur et l'impuissance sont trop fortes, s'assombrit, s'assourdit, se referme pour survivre, - quelque chose qui est encore humain et qui ne l'est déjà plus, quelque chose qui est encore nous-mêmes et qui n'est déjà plus personne. Avec Le Ghetto intérieur, on passe à un niveau supérieur, celui du roman des origines. Cela fait vingt et un ans que le bel Argentin nous charme en nous narrant avec humour et brio le parcours d’un garçon né à Buenos Aires et qui, prenant ses marques à Paris à l’adolescence, guérit son incapacité à s’exprimerà l’oral par la grâce de l’écriture.